Corto Maltese – Océan Noir

Dans l’ombre d’une cabine de pilotage, le célèbre navigateur Corto Maltese accompagne des pirates dans des eaux asiatiques. Quand ceux-ci prennent d’assaut un navire, il ne parvient pas à les maîtriser. Ils assassinent tous les membres de l’équipage à l’exception d’un seul homme. Il sera sauvé par Corto, mais cet acte va réserver à notre marin bien des surprises.

Corto va prendre cet homme sous sa protection, et l’accompagner visiter sa fille dans un théâtre japonais. Des personnages masqués y dansent quand, d’un seul coup, un homme surgit de la scène un katana à la main. Il coupe la tête de l’homme qu’avait sauvé Corto et lui tente de lui dérober un livre intitulé « Le commentaire royal des incas ». Dans la bagarre, Corto récupère l’ouvrage et s’enfuit.

Ce livre semble être recherché par tout le monde. L’homme que Corto a voulu protéger se nomme le Docteur Fukuda, un fasciste affilié à « Océan noir », une secte d’ultra-nationalistes exilés au Pérou. Notre héros va tenter d’en savoir plus. A la radio, on annonce qu’à New York les tours jumelles viennent d’être attaquées : nous sommes le 11 septembre 2001.

 

Je me pose encore et toujours la question de savoir comment Bastien Vivès parvient à développer ce dessin reconnaissable entre mille, à la fois épuré et très expressif . J’ai le sentiment que chaque album qu’il met en scène nous immerge dans des histoires palpitantes, desquelles il est difficile de décrocher. A la fin de chacun de ses albums, je regrette presque qu’il y ait une fin.

L’absence de couleurs n’est pas un problème, au contraire, cela contribue à l’atmosphère cinématographique du récit. Je ne suis pas spécialiste de l’univers de Corto Maltese mais il faut dire que cet album, il balance du lourd.

Le rythme fait un peu penser aux « Indiana Jones » de Spielberg : on est vite embarqué et il n’y a pas beaucoup de temps mort. Quant au scénario, c’est Martin Quenehen qui s’y colle. Les deux hommes ont déjà œuvré ensemble sur le superbe album « Quatorze juillet ». Martin avait le souhait de reprendre Corto Maltese, et il voulait y entraîner Bastien. Le pari est réussi.

Ce one-shot ne fera pas partie d’une série, on peut le considérer comme une parenthèse dans la vie de Corto.

Certains diront que Bastien est le digne successeur d’Hugo Pratt. Je dirais surtout qu’il parvient à donner de nouvelles dimensions à ces personnages. Cet album est un délice !

 

 

En bref

1 one-shot
Auteurs : Bastien Vivès et Martin Quenehen
Editeur : Casterman


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McR

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McR a est un homme barbu mais pas méchant. Il a connu la préhistoire, et grâce à un accélérateur de particules, il a pu rejoindre la communauté.

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