Café Budapest

Au café Budapest, il règne toujours une certaine effervescence. Vous pourrez y croiser des gens de tous horizons : ils sont juifs, ils sont musulmans, ils sont anglais, arabes ou égyptiens, ils sont joyeux, ils sont inquiets, ils sont amoureux… C’est dans cette ambiance multiculturelle que Yechezkel, dit « Chaskel », va faire son arrivée, avec sa mère et son violon.

Un départ pour une nouvelle vie

1947. Pour Chaskel, jeune violoniste, la vie n’est pas simple. Les temps sont durs lorsqu’on est violoniste, et que l’on est juif de surcroît. Aussi, lorsque Chaskel reçoit la lettre de son oncle Yosef qui les invite lui et sa mère à quitter Budapest pour vivre à Jérusalem, il voit ça comme une bénédiction. C’est le signe d’un nouveau départ, avec la possibilité de vivre autrement que dans la misère. Mère et fils entament alors leur périple jusqu’à Jérusalem, ville de tous les espoirs, où ils sont chaleureusement accueillis par Yosef. Chaskel va petit à petit accorder son violon au rythme effervescent du café Budapest, qui compte un certain nombre d’habitués, parmi lesquels la belle Yaiza qui vient tous les jours livrer fruits et légumes…

 

Un contexte politique rude

Malheureusement, les événements politiques vont rapidement rattraper tout ce petit monde lorsque, le 29 novembre, les Nations Unies approuvent le plan de partage de la Palestine et la création de l’État d’Israël. Si au départ, tout semble rester inchangé, la suite va s’avérer plus compliquée. Les amitiés se brouillent, certaines amours deviennent illégales, et chacun se voit forcé de faire des choix en son âme et conscience.

 

Une histoire à taille humaine

Cette BD m’a beaucoup touchée car elle raconte une histoire à taille humaine. On voit les personnages évoluer dans leur relation, contraints parfois de se dire « au revoir » alors que le cœur n’y est pas. On voit leurs doutes, leurs peurs, leurs joies, leurs espoirs. On découvre également le début du conflit israélo-palestiniens à travers leurs regards. Une BD donc véritablement enrichissante, que la Loutre vous recommande 🙂

 

En bref

Texte et dessin : Alfonso Zapico

Traduction : Amaia Garmendia

Éditeur : Steinkis

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SquirrelGirl

Une redoutable chocolatovore et amatrice de bière dans un corps d'écureuil, qui dévore tous types de livres à ses heures perdues.

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