« Back to Japan » : interview de Mélusine Mallender et Clémentine Fourcade !


Dans « Back to Japan », Mélusine Mallender raconte son incroyable voyage en moto, de France jusqu’au Japon. Accomplir ses rêves malgré les mises en garde de ses proches, traverser plusieurs pays, rencontrer des gens… Une grande aventure humaine qui arrive aujourd’hui en BD chez Nathan.

Nous avons rencontré Mélusine au festival Quai des Bulles, ainsi que Clémentine Fourcade la dessinatrice !

 

 

Mélusine, comment t’es venue l’idée de raconter cette histoire en BD ?

Mélusine Mallender : J’ai rencontré notre éditrice Karine Leclerc il y a plus de dix ans. J’avais déjà raconté mon voyage dans un roman, et en documentaire vidéo. Elle a adoré cette histoire. Elle avait très envie de la transposer en BD. Elle a fait le lien pour trouver les autrices, les dessinatrices pour que l’histoire soit la plus belle possible.

Il m’a aussi fallu ce temps-là pour digérer cette aventure, et accepter de la confier à d’autres personnes.

Cette histoire m’a construite, et pourra parler à chacun et chacune. Mon récit évoque la réalisation de ses rêves, de trouver le courage de partir vers l’inconnu. Karine m’a convaincue que c’est important pour la jeunesse. Cela montre des exemples de personnes qui, sans être Wonder Woman, vont au-delà de leurs peurs  pour réaliser un rêve.

 

Une Loutre Masquée, Clémentine Fourcade et Mélusine Mallender

Clémentine, comment vous êtes-vous rencontrées ?

Clémentine Fourcade : C’est Karine qui m’a contactée. Ma première BD était aussi un récit de voyage. Nos univers collaient bien. C’est exactement le genre d’histoire que j’avais envie de raconter à ce moment-là. C’est elle qui a mis toute l’équipe en contact.

 

Qu’est-ce qui t’a interpelée dans cette histoire ?

Je suis quelqu’un d’assez angoissé. J’avais vu la série « Ne te dégonfle pas » de Mélusine. J’ai trouvé intéressant de montrer que Mélusine aussi avait eu peur à certains moments. Il faut passer un cap pour aller au-delà de ses peurs, c’est un beau message pour la jeunesse.

Le voyage permet aussi de réaliser que nous sommes tous des humains. Dans la BD, à un moment Mélusine dit à sa moto : « Pour tout le monde, le voisin est un brigand. ». En voyageant, on se rend compte que cette croyance se répète, quelque soit le côté de la frontière où l’on se trouve !

 

Qui est Laure Garancher, la scénariste ?

C.F. : Laure est une autrice de bande dessinée. Elle a fondé l’association « The Ink Link », qui permet de mettre en relation des illustrateurs et des associations à but non lucratif. Elle s’est occupée de transposer le roman en scénario de BD. C’est tout un exercice ! Elle est aussi illustratrice, donc nous échangions très facilement. Notre collaboration a très bien fonctionné.

 

Cette histoire parle beaucoup du « vivre ensemble », des migrants, de la peur de l’autre, mais aussi de féminisme.

M.M. : Oui, cette BD m’a permis de remettre cela en perspective, de raconter des épisodes difficiles du voyage, où des gens ont eu des comportement inappropriés. Le temps m’a aidé à raconter cela sans colère, de manière simple. Respecter l’autre, c’est une évidence. Le format de la BD et le thème de la moto permettent de toucher un public très large et de faire passer des messages qu’on n’a pas toujours les mots pour expliquer.

 

Il y a aussi des moments de vie lumineux et drôles, comme on peut en vivre en voyage.

M.M. : Oui, on ne voulait pas faire un livre donneur de leçons ! Le but est de s’évader, de voyager, de suivre des aventures. On parle aussi de liberté, comment être libre dans des endroits qu’on ne connaît pas. Tous ces sujets se sont affinés au fil du temps pour donner lieu à cet album. Nous sommes contentes car les premiers retours sont très positifs !

 

Merci à toutes les deux !



En bref

Un one-shot
Auteurs : Mélusine Mallender, Laure Garancher et Clémentine Fourcade
Editeur : Nathan BD



Découvrir nos interviews réalisées à Quai des Bulles 2022 !


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BennyB

Co-fondateur de la Loutre Masquée, il est né en 1743, un samedi. Son but dans la vie : rendre le monde meilleur, avec des sites internet à base de loutres. Et il trouve que Spirou a vachement plus la classe que Tintin, quand même.
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