Ecrit par McR le 07 juillet 2025
En 1939, au Jazz club Café Society de New York, Billie Holiday était déjà une chanteuse réputée. Abel Meeropol a joué des coudes pour l’approcher avec pour seul but de lui faire chanter son poème “Strange Fruit” mais elle n’y comprend rien. Il faut dire qu’on y évoque les noirs pendus aux arbres, la violence de l’esclavage et le lynchage dans le sud des USA.
C’est plié, le texte retourne sous le bras d’Abel. Il est perdu mais l’artiste n’a pas dit un « non » ferme. D’ailleurs ses musiciens étaient emballés. Abel Meeropol devra patienter. Un beau matin, une correspondance de Billie arrive chez Abel : elle accepte de mettre la chanson à son répertoire !
Vincent Hazard remet à l’honneur Billie Holiday pour notre plus grand bonheur. Plutôt que de raconter sa vie, il choisit de raconter celle d’une chanson : “Strange Fruit”. Et c’est surtout de racisme dont il va parler ici. Billie Holiday peut-elle mettre en jeu sa carrière en chantant ce titre contre le racisme dès 1939 ?
Pour dessiner tout cela, il a fallu le trait de Daniel Alexandre ou A.Dan, et quel trait ! Il nous fait replonger dans cette ambiance de club de jazz du coin de la rue des années 30 et 40. Dans un style semi-réaliste, il alterne les ambiances de fête et de malheur, les moments de douleur et de bonheur. Car “Strange Fruit” n’est pas un ode à la violence mais plutôt un plaidoyer pour la vie !
Longue vie aux différences ! Merci à Vincent Hazard et A.Dan !
En bref
Une BD de : A.Dan, Vincent Hazard
Édition : Aire Libre, Dupuis
McR
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