Women of the West : interview de Virginie Augustin et Tiburce Oger !


Ecrit par McR le 27 novembre 2025

Après « Lawmen of the west », « Gunmen of the west », « Go west young man » et « Indians », voici « Women of the west » !

Tiburce Oger se maintient au poste de chef de gare et pour cette belle balade, il va s’accompagner d’un grand nombre d’autrices et d’auteurs afin de mettre en lumière le rôle capital des femmes à travers la construction d’une nation américaine à l’époque du Far West.

L’édition Quai des Bulles 2025 a permis à La Loutre Masquée de passer un moment avec Virginie Augustin et Tiburce Oger.

Séance interview !

Bonjour à tous les deux ! Tiburce, vous avez choisi une majorité d’autrices afin de mener à terme ce projet. D’où vient cette idée ?

Tiburce Oger : J’avais compris que nous avions fait une faute grave qu’il fallait que je répare. Jusqu’à présent, sur les 4 premiers tomes, j’avais seulement fait appel à des hommes dessinateurs. Le premier tome devait être un one-shot, j’avais donc contacté les auteurs qui m’avaient marqué dans leur production western. Et il faut reconnaître qu’il y avait très peu de dessinatrices, voire quasiment pas.

Par contre, quand j’ai voulu lancer « Women of the west », il me semblait justifié que si l’on parlait des femmes, il fallait que ce soit les femmes qui en parlent ! Par exemple, Virginie ne s’est pas cachée pour donner son avis (rires).

Virginie Augustin : Il n’a pas été déçu d’ailleurs ! Il faut dire que j’étais prête car dès le début, son éditeur m’avait contacté, à un moment où je n’étais pas disponible.

Tiburce Oger : C’est vrai, mon éditeur est fan de Virginie et m’a imposé de travailler avec elle !

J’ai toujours vécu avec ma compagne et mes deux filles donc j’ai toujours été dans un entourage féminin. Dans cet album, j’ai voulu trouver un regard féminin sur le monde. Je fais parler uniquement des femmes et on peut forcément voir nos travers masculin qui ressortent.

 

Virginie, vous illustrez l’histoire d’Abigaël Scott Dunimay, qui se bat dès le début du XXe siècle pour la reconnaissance du droit de vote aux femmes aux États-Unis. Comment ce choix a-t-il été fait ?

V.A. : On réussit un matin à se parler au téléphone et Tiburce me demande quelles sont mes envies. Je lui réponds « Écoute, un truc un peu moderne, un western avec des bagnoles avec une vraie meuf badasse qui gueule et qui flingue tout le monde ». Il a tout de suite compris !

Il me propose donc de mettre en scène la première meuf qui s’est battue pour le droit de vote. C’était une véritable pionnière, une fermière qui n’a jamais touché un flingue de sa vie, j’étais servie !

T.O. : Quand j’ai envoyé cette histoire à mon éditeur, on a réalisé qu’il y avait du boulot en termes de dessins : convois de chariots, indiens et paysages fabuleux. Nous nous sommes dit que ce serait bien pour Virginie ! Par contre, on ne va pas du tout partir sur ce qu’elle m’avait demandé mais je lui ai envoyé, pensant qu’elle allait probablement refuser poliment.

V.A. : Ce n’est pas du tout ce que j’avais demandé mais j’ai quand même beaucoup aimé l’histoire et donc je pars là dessus ! J’avais pas de flingue mais j’avais du bison !

 

Et ensuite, comment vous êtes-vous organisé ?

T.O. : J’écris un petit paragraphe qui va correspondre à chaque case, après c’est au dessinateur d’aménager. Ils sont grands et je n’aime pas imposer. Je suis aussi dessinateur, j’ai longtemps bossé avec des scénaristes. Il faut que tout le monde soit content de l’album, car depuis que je fais cette série, c’est une récréation !

 

Que retirez-vous de votre parcours ensemble sur « Women of the west » ? Une prochaine collaboration de prévue ?

V.A. : C’est un super projet,  mais je crois qu’il n’y en aura pas d’autres. Pour « Women of the west », on a déjà épuisé toutes les dessinatrices !

T.O. : Mais moi j’ai qu’une hâte : voir Virginie empiler sur un autre album !

V.A. : « Slow down Jolly Jumper ! » (rires)

 

Ultime question : où en sont les droits des femmes dans cette conquête principalement masculine ?

V.A. : La domination existe depuis la nuit des temps. On demande beaucoup moins aux garçons qu’aux filles, elles apprennent à servir et à fermer leur gueule…C’est un parcours assez classique pour notre héroïne Abigaël Scott Dunimay dont le mariage est la seule solution de s’affirmer socialement. Le droit de vote des femmes est né !

 

Comme vous l’aurez compris, avec Virginie Augustin et Tiburce Oger, on ne s’ennuie jamais tellement ils ont d’anecdotes à relever !



En bref

Un one-shot
Une BD de : Béatrice Tillier, Daphnée Collignon, Dominique Bertail, Eloïse Oger, Elvire De Cock, François Boucq, Gaëlle Hersent, Hervé Richez, Isabelle Dethan, Laura Zuccheri, Miss Prickly, Nathalie Ferlut, Paul Gastine, Tiburce Oger, Virginie Augustin
Édition : Grand Angle




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McR

McR a est un homme barbu mais pas méchant. Il a connu la préhistoire, et grâce à un accélérateur de particules, il a pu rejoindre la communauté.

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