Ecrit par McR le 01 juin 2026
À Paris, on dit que tous les amoureux se retrouvent sous la tour Eiffel. On y croise aussi des personnes venues du monde entier. C’est du moins l’image que les touristes se font de la capitale.
Mais pour Sarah Huxley, la réalité est bien différente. Épuisée et au bord du découragement, elle a quitté Londres pour tenter de se reconstruire. Pourtant, Paris lui paraît froide et étouffante : le ciel gris, la foule incessante, les conversations qui résonnent partout, sans oublier les mimes qui s’agitent dans les rues.
Tout cela finit par la submerger. La chute est inévitable. Sarah se relève difficilement au milieu de la foule et remarque, assise sur un banc en face d’elle, une jeune femme accompagnée de son bébé.
Le lendemain, elle croise de nouveau la mère et son enfant. Sarah aimerait lui parler, mais la barrière de la langue complique les choses. La jeune femme lui tend alors une pâtisserie avec gentillesse. Peu à peu, les visages s’éclairent. Serait-ce le début d’une belle rencontre ?
Auteur anglais, James Albon signe avec “Love Languages” un roman graphique délicat et profondément tendre, dans lequel le langage occupe une place essentielle.
A travers des échanges mêlant anglais, français et cantonais, l’auteur explore la difficulté à exprimer ses émotions ainsi que la naissance progressive de l’intimité entre deux personnes que tout semble séparer…et on adore cela ! James Albon montre avec finesse que l’amour ne passe pas seulement par les mots, mais aussi par les gestes, les silences et les maladresses du quotidien.
Le récit parvient à éviter les clichés romantiques pour privilégier une relation lente, sincère et profondément humaine. Les barrières linguistiques deviennent une métaphore universelle de la difficulté à réellement se comprendre.
Sur le plan graphique, l’album se distingue par de lumineuses aquarelles. Paris n’y apparaît pas comme une simple carte postale romantique, mais plutôt comme un lieu de solitude avant de devenir un espace d’ouverture à l’autre.
Au final, si on devait résumer “Love Languages” : apprendre à aimer et à communiquer demande du temps. Une belle romance !
En bref
Un one-shot
Une BD de : James Albon
Édition : Glénat
McR
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