Le mercredi matin pendant que ma fille s’exerce à la « salle des galipettes » (entends par là cours de gymnastique), j’erre dans un centre commercial  proche de son cours. Je déteste les centres commerciaux, vraiment, mais les mercredis matins ont la désagréable habitude d’être pluvieux, ben oui je vis pas du tout à Avignon, et force est d’admettre que le bon sens m’appelle vers le confort au moins sec du centre commercial où mon fils et moi traînons nos guêtres pendant 1 heure 1/4.

J’y prends un café. Je n’aime pas le café. Mais mes nuits toujours trop courtes ne me laissent pas d’autre option. J’ai toujours les mêmes voisins au café, deux petits vieux qui font des efforts pour ne pas avoir  l’air vieux et y’en a même un qui s’épile les sourcils, pas non plus en mode Priscilla folle du désert, mais la forme de ses sourcils lui donne un drôle d’air drôle. En face de moi il y a très souvent une vieille dame très élégante qui force un peu sur le léopard, mais c’est pas moi qui vais lui jeter la pierre, même si du coup je me suis fait la réflexion que quand même il y a un âge où le léopard vieillit mal et que globalement il devient peu flatteur, disons que du coup ça fait plus « Régine » que « Gwen Stefani », si je ne m’abuse. Bref…

Puis je déambule entre le monoprix où à chaque fois je me pince pour ne pas m’acheter un énième vernis à ongle, et également entre la fnac, où je n’achète en général rien car j’ai un fond de militante un peu médiocre mais qui quand même met un point d’honneur à acheter ses livres chez le libraire. Bon et bien des fois cette militante va se faire  voir, cède et achète un bouquin à la Fnac. Et le mercredi d’il y a quelques 2 semaines, vlà ti pas que je tombe sur çà:

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Il m’en faut parfois très peu pour me convaincre d’acheter un bouquin, parfois si peu que s’en est désolant. Heureusement souvent comme ici ça s’avère du peu qui fut judicieux. Là j’ai été convaincue juste parce que j’ai ouvert une page et que le chat de l’auteur était « casse cojones » matinalement et miaulait des « Grouille, allez Grouille » à son maître enveloppé encore d’un sommeil délicieux vaincu par un affamé de chat, en bref j’ai ricané et du coup j’ai acheté. Oui il m’en faut peu je te dis.  Bon ok j’avais déjà entendu causer de  l’auteur et de son blog  qui faisait même partie de mes favoris dans mon ordi, mais voilà vu que j’ai une liste de favoris longue comme les amants de Lindsey Lohan, du coup je l’avais un peu relégué aux oubliettes, enfin bien m’en a pris de mettre la main sur cette BD. J’ai adoré.

 

Voici Julia, une toute petite trentaine, native de San Francisco et qui s’en va se chercher un autre destin à New York. On pourrait être dans une trame gnangnan à la Coyotte Girls (que l’on me brûle vivante de cet aveu d’impuissance, il fut un temps, lointain fort heureusement, où j’adorais ce film, shame on me à fond les gars), (tiens au passage je te colle du son bien collant comme le miel qui va te squatter le tympan toute la fin de journée) , mais je te  rassure ce n’est pas le cas, et donc au point mort de sa vie Julia a envie de changement et déménage tout en sachant pertinemment qu’elle va se ramasser.