Magasin GénéralCôté fond

Les BD « Magasin Général » sont avant tout une ode à la vie.

Les habitants du village de Notre-Dame-Des-Lacs vivent avec peu de moyens, dans une nature rude et hostile. Les hommes partent travailler l’hiver dans les bois, dans des conditions très dures, pendant que les femmes restent seules avec les enfants, à tout gérer au village.

Qui dit petite communauté dit histoires et ragots :) Les habitants de Notre-Dame-Des-Lacs en sont spécialistes et très friands ! Il se passe toujours quelque chose d’intéressant. Et une bonne bagarre n’est jamais très loin !

Et pourtant, les épreuves de la vie prouvent que cette communauté est soudée, que des amitiés se créent et grandissent, que des amours naissent, que la solidarité est là et que personne n’est laissé de côté.

Et puis, plonger dans cet univers est très apaisant. On s’attache aux décors et aux personnages, on prend même parfois parti dans une querelle qui oppose deux familles, on s’inquiète du départ brusque d’un personnage pour se réjouir plus tard de son retour.

Côté forme

Les scènes sont réalistes et chaleureuses, les couleurs sont douces et vives à la fois. Tout est fait pour donner envie de sauter dans une bulle : on a envie de dîner au restaurant du village, de déambuler à Montréal et dans la campagne québécoise, de courir dans un champ de fleurs sauvages et d’aller faire du canoë sur la rivière.

Le québécois devient une seconde langue de lecture 😀 Il nous manque presque lorsque l’on finit un tome !

Conclusion

Une série que l’on dévore, qu’on lit et qu’on a envie régulièrement de relire. Idéalement avec un bol de chocolat chaud devant un feu de cheminée, ou allongé-e dans un champ de fleurs sauvages :)

Petits et grands seront conquis par les habitants de ce village et suivront avec joie et enthousiasme toutes leurs aventures !

 

Les tomes

MarieTome 1 : Marie

Immersion dans un village de la campagne québécoise, dans les années 20. A la mort de son mari, Marie se retrouve seule pour gérer le Magasin Général du village de Notre-Dame-des-Lacs et doit alors répondre aux nombreuses demandes des habitants, tout en gérant son chagrin.   On y trouve de tout : cela va de la quincaillerie à la nourriture, du tissu aux fournitures de bureau, des matériaux de construction aux ustensiles de cuisine.

0_les_campbell2« Chez les Campbell, la piraterie, c’est une histoire de famille !

Véritable légende de la flibusterie, Campbell s’est retiré des affaires après le meurtre de sa femme pour élever ses filles en paix, loin des souvenirs douloureux.

Mais le passé ne meurt jamais… »

Quel plaisir de découvrir cette série créée par Munuera ! Nous vous avions déjà parlé de cet auteur pour ses albums de Spirou, et plus récemment pour son spin-off sur le grand méchant Zorglub.

poisonskatharzKatharz est une ville-prison, dirigée d’une main de fer par Ténia Harsnik. Cette tyranne (elle a décidé que ce mot s’accorde au féminin) n’hésite pas à faire usage de la guillotine pour éliminer les citoyens plus récalcitrants, et à décorer les meurtriers les plus productifs.

Le peuple gronde… mais ce qu’il ignore, c’est que cette politique sanguinaire est secrètement justifiée : sous la ville est enfermé Salbeth, un démon maintenu prisonnier par un enchantement. Sauf que cet enchantement, comme le veut la tradition, a une contrainte : le jour où la population de la ville atteindra les cent mille âmes, le démon se réveillera pour se venger…

1ey5NOhJw2FyDJS2ZFZczJ89Zozv1fDs-couv-1200Et si Jolly Jumper cessait brusquement de parler ? Et si Lucky Luke était un peu dépassé par les événements ? Et si les Dalton confondaient les couleurs ? On dirait alors qu’ils seraient… ? qu’ils seraient… ? Bravo, vous l’avez ! 😉

Après le très sombre « L’homme qui tua Lucky Luke » de Matthieu Bonhomme, c’est au tour de Guillaume Bouzard de donner sa version des aventures du cow-boy solitaire.

Il opte pour une adaptation humoristique et absurde du héros, une idée plutôt surprenante au premier abord mais qui s’avère vite payante !

Couv_288281De prime abord, on pourrait croire qu’on a déjà fait le tour du thème des voyages dans le temps en BD. On pense par exemple à Valérian, aux Brigades du temps, ou encore à The infinite loop… mais non ! Giorgio Albertini et Gregory Panaccione nous prouvent le contraire, et dépoussièrent le sujet avec de nouvelles idées brillantes !

Pour commencer, il est devenu fréquent de voyager dans le temps pour ses vacances. A l’aéroport, on peut donc choisir sa destination mais aussi l’époque d’arrivée pour sa lune de miel ou pour se dépayser. La BD est d’ailleurs truffée de publicités d’agences de voyages, qui nous invitent à aller faire du ski aux côtés des mammouths, ou encore d’aller participer à un safari… chez les dinosaures !

Tome 1 : Ceux qui restent

Les Vieux Fourneaux - T1 - Ceux qui restent

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d’enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l’autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur.

Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu’il n’y a pas d’âge pour commettre un crime passionnel.

mickeyCette année, les éditions Glénat ont eu la bonne idée de proposer à plusieurs auteurs de se réapproprier un personnage de Walt Disney et d’en livrer leur vision… ce qui donne des choses vraiment étonnantes ! Mickey a donc été revu par Cosey ou le duo Trondheim – Keramidas, et tout récemment Régis Loisel, pour une version plus « sociale » du rongeur à la culotte rouge.

D’abord pas follement emballé par ce projet, j’ai finalement été séduit par la version de Tébo de la « Jeunesse de Mickey » !

1969_couv« Mars 1933 : New York tremble devant King Kong, mais c’est un autre singe qui va sauver la ville ! »

Ancien pilote aérien, Harry Faulkner peine à trouver un emploi… surtout un emploi qui lui permette de voler à nouveau !

Mais quand des terroristes détournent un zeppelin, et qu’en plus sa petite amie se trouve à bord, il n’hésite pas à reprendre les airs !

couvTéléphone pour chiens, singe qui joue de la polka, chewing-gum à la patate qu’on peut faire frire pour lui donner un goût de frite… Le professeur Wilson est un inventeur. Mais ce n’est pas pour ça que le paye le colonel Moore. Non, lui, ce qu’il veut, ce sont des armes. Et ça tombe bien : le professeur Wilson a justement développé un virus qui ressuscite les morts ! (« Mais ce n’est pas très intéressant. ») Et c’est de là que part toute l’histoire.