Utopiales 2017 : Interview d’Audrey Alwett !

AlwettLors de notre petite virée aux Utopiales, la Loutre Masquée a eu le privilège de rencontrer Audrey Alwett, l’autrice (oui oui, c’est elle qui le dit ici) de Princesse Sara et des Poisons de Katharz.

 

BennyB et SquirrelGirl : Bonjour Audrey !

Audrey Alwett : Bonjour !

SG : On est ravis de vous rencontrer ! On a vraiment apprécié les bouquins qu’on a lus de Bad Wolf.

AA : Super !

SG : Comment les lecteurs ont-ils réagi à la collection ? Est-ce que vous avez eu des retours, positifs, négatifs… ?

AA : Dans l’ensemble, les retours sont plutôt très positifs. C’est arrivé qu’on ait eu quelques retours négatifs, mais c’est quand même très rare. Alors, il y a deux types de retours négatifs : il y a ceux qui, de toutes façons, disent que le bouquin n’est pas dans du tout dans leurs goûts, ce qui se respecte totalement ; et il y a des gens, je ne sais pas pourquoi, qui prennent un plaisir immense à basher des auteurs très connus, comme Christophe Arleston, qui a publié dans la collection (NB : Le Souper des Maléfices). Donc une fois, on a eu du « Arleston-bashing » que j’ai trouvé ridicule. C’était sur un site très connu d’ailleurs, un peu spécialisé dans le snobisme. Mais en dehors de ça, on a eu des très bons retours. Évidemment, il y avait souvent des petites critiques. Mais dans l’ensemble, c’était très positif.

BB : D’accord. Pour rebondir là-dessus, on se demandait si les lecteurs d’heroïc fantasy avaient de l’humour et s’ils adoptaient aussi les romans, disons « parodiques », qui se moquent un peu de cet univers ?

AA : Le problème en fait quand on s’empare de la question de l’humour, c’est que l’humour, pour moi, c’est un procédé narratif, ce n’est pas une fin en soi. Et je trouve que l’humour souffre d’un vrai problème d’image en France. Par exemple, en Angleterre, l’humour, c’est quelque chose d’élégant. Et d’ailleurs l’humour anglais est très plébiscité. En France, quand on veut parler d’humour, vous avez tout de suite cette image un peu facile d’humour « beauf ». Je crois qu’en fait, on a un vrai problème avec le rire et l’humour en France. Souvent, et on le voit avec les comédies françaises en particulier, on pratique un humour oppressif. C’est-à-dire qu’en France, on a tendance à rire « de » quelqu’un, donc on a tendance à rire « des » femmes, « des » homosexuels, « des » personnes racisées… On va toujours rire « de » quelque chose. Pour moi, c’est vraiment l’humour au ras des pâquerettes, et même au-delà, c’est un humour que je ne tolère pas, parce que c’est l’humour le plus facile à pratiquer, qui vient le plus facilement parce qu’il est inscrit dans des biais sociétaux, donc c’est un humour qui se renouvelle très peu, et en plus c’est un humour qui, pour moi, n’est pas drôle. Quand les gens me disent « ah mais là, si on ne peut plus rire de ça, on ne peut plus rire de rien », NON, au contraire, il faut monter le niveau.

BB : C’est ça.

AA : Et quand on rit, moi je préfère qu’on rie « avec » quelqu’un. Si l’on doit rire de quelque chose, il faut que ce soit de quelque chose de plus gros, il faut que ce soit de quelque chose qui nous opprime, et il faut à ce moment-là rire de l’oppression. Mais on ne rit pas de quelqu’un ou de quelque chose qui est déjà en situation d’oppression. On peut s’en prendre à plus grand que soi, mais on ne s’en prend pas à plus faible.

BB : Là, justement, l’humour dans le bouquin est disséminé de façon assez subtile.

AA : Par exemple, je n’ai aucun problème à rire de l’Académie française parce qu’elle le mérite (rires).

BB : Ou de l’administration avec Eustache !

AA : Voilà (rires). Je suis en train d’écrire un roman qui s’appelle Magic Charly. C’est très « Harry-Potterien » comme roman. J’y ai fait toute une analogie (je suis sûre que la plupart des lecteurs vont passer à côté) où, en fait, la magie représente la langue française. Et justement les gens qui gèrent la magie sont les académiciens. Je parle de l’Académie française et du mal que l’Académie française a fait à la langue française. Et ça, c’est tout le sujet de mon livre, même si ça parle de magie.

SG : Ce livre que vous écrivez actuellement, c’est aussi dans le cadre de Bad Wolf ? Ou c’est complètement autre chose ?

AA : Non non, Magic Charly, c’est une licence qui n’a rien à voir et que je fais à côté. Je suis en train de finaliser le roman. Après les Poisons de Katharz, je vais faire un autre roman. Ce n’est pas vraiment une suite, mais ça vient après. Et je vais m’y remettre d’ailleurs. C’est un roman qui s’appellera L’Alchimiste au beurre.

BB : Au beurre… comme le beurre salé ?

AA : Exactement (rires). Et ça va d’ailleurs être très bretonnisant.

 

Dédicace et interview d'Audrey Alwett... que vous pourrez bientôt lire sur la Loutre !

 

SG : Comment faîtes-vous pour sélectionner les romans que vous allez publier dans la collection ? Est-ce que vous les lisez tous ? Ou est-ce que vous confiez un projet à un auteur parce que vous avez envie de travailler avec lui ?

AA : Bien sûr, je reçois des manuscrits par e-mail. Je dois dire qu’en général, je les refuse quasiment tous. En fait, je n’ai pas publié un seul manuscrit que j’ai reçu par e-mail, sauf s’il m’avait été recommandé par quelqu’un. Mais c’est un peu le hasard, c’est-à-dire que je n’en ai pas reçus qui correspondaient à ma collection. Parfois, les gens m’envoient des manuscrits super, mais qui n’ont rien à faire chez moi. Là, c’est de la jeunesse, mais je ne fais pas de jeunesse. Ou alors c’est de la SF, mais je ne fais pas de SF… Par ailleurs, j’ai des exigences techniques qui sont vraiment élevées. Pour moi, un bouquin qui a du charme, ça ne suffit pas. Il doit être techniquement super abouti. S’il y a juste des petites lacunes, je fais retravailler l’auteur. Si c’est tout qui est à reprendre, je peux lui dire : « Écoute, je trouve que tu fais un travail intéressant. Pour ce roman-là, c’est non, mais éventuellement, reviens la fois d’après ». Et sinon, c’est parfois moi qui contacte des gens. Par exemple, j’avais contacté « Macada », Marie Catherine Daniel sur Cocyclics parce que son travail m’avait tapé dans l’œil. Et quand elle m’a envoyé son manuscrit, je me suis dit « Mais oui, c’est vraiment brillant ! ». En ce qui concerne Alex Evans, je l’avais découverte sur Amazon, en auto-édité.

BB : Pour en revenir aux Poisons de Katharz, est-ce que, finalement, ça ne serait pas un peu autobiographique, dans le sens où est-ce que vous ne seriez pas un peu une « tyranne » en tant que cheffe de Bad Wolf ?

AA : Je suis un peu une tyranne, je suis un peu Dame Carasse aussi… C’est vrai que je me retrouve bien dans les personnages féminins des Poisons de Katharz et que la tyranne peut me correspondre. C’est-à-dire que, être la personne qui va de toutes façons être détestée (enfin pas à ce point j’espère !) parce qu’elle est celle qui est obligée de mettre les mains dans la merde parce que personne n’est là pour faire le sale travail à sa place, c’est vrai que ça, c’est quelque chose dans lequel je me reconnais. Mais même je vois bien, quand il y a des situations de crise qui parfois peuvent être graves sur des accidents, ce genre de choses, je vais être la personne qui prend les choses en main, je vais faire des situations de stress post-traumatique, mais sur le coup les gens qui ne savent pas réagir face à une situation de catastrophe aiguë, ça, ça m’énerve. Je vais être du genre à prendre les choses en main et à mettre les mains dedans.

BB : C’est vrai que c’est l’originalité de ce roman-là. On est du côté des « méchants », mais pour des bonnes raisons.

AA : C’est-à-dire qu’en fait, c’est un peu un roman sur les « y’a qu’à faut qu’on ». C’est vrai qu’on en a beaucoup parlé en politique, lors des dernières élections. La grande tribu des « y’a qu’à faut qu’on » était partout sur Internet, avec des gens qui croyaient que les solutions étaient hyper simples. Et « y’a qu’à faire ceci, et faut qu’on fasse cela »… Et bien évidemment, ils ne faisaient pas grand chose. Or c’est toujours beaucoup plus compliqué que ça n’en a l’air. Et s’il y a vraiment quelque chose qui me dérange dans les débats politiques actuels, et même au niveau politicien d’ailleurs, c’est que les choses sont présentées comme étant simples, et elles ne le sont jamais. Quand, par exemple, je voyais qu’ils avaient dézingué Nicolas Hulot, qui peut l’être pour des tas d’autres raisons, tout ça parce que le gars avait signé un accord sur je ne sais plus quoi, et qu’on le traitait de traître etc. Mais la politique, c’est juste une histoire de concession, on est obligés de faire des concessions, il n’y a pas le choix. Donc évidemment qu’il a signé ça, parce que de l’autre côté, c’est ça qu’il espérait obtenir. Après, on peut dire qu’il ne l’a pas joué assez fine parce qu’il n’aura pas ce qu’il espérait en retour. Ça, c’est quelque chose qui tient la route comme argument, on peut dire qu’il a pas été assez malin dans sa négociation. Mais le côté traître etc., non. La politique, c’est une affaire de négoce. On est à des niveaux ultra complexes de négociation où il faut gérer des forces qui s’affrontent et qui sont hyper violentes et on ne peut pas se contenter de dire « oui non » etc. Ce n’est pas aussi simple.

BB : Les « y’a qu’à faut qu’on », on les retrouve dans le monde du travail, des associations. Y’a beaucoup de gens pour dire « il faut faire ça » mais pour le faire… Et quand on le fait et qu’on prend les décisions, qu’on se donne les moyens de le faire, bah là on se fait critiquer.

AA : Mais moi je trouve que, ne rien faire, c’est déjà faire quelque chose.

SG : Voilà, c’est déjà une façon d’agir.

AA : Et au bout d’un moment, je ne veux pas dédouaner systématiquement les gens qui ne font rien !

BB : Ça marche… Donc un peu une tyranne quand même 😉

AA : Oui un peu, c’est vrai :)

SG : Est-ce que vous avez eu beaucoup de personnes à répondre aux jeux littéraires qui se trouvent dans les livres ?

AA : Et ça y est, nous avons la gagnante !

BB & SG : Ah super !

AA : Oui, j’ai mis sa photo sur Instagram et c’est une certaine Cécile qui a trouvé de quoi il s’agissait. Elle est venue chercher ses lots sur le stand ActuSF. Elle a trouvé ce que c’était. Et en plus, elle n’avait lu que deux romans et elle a réussi à trouver quand même la réponse… que je vais vous révéler donc.

BB : Nous, on a cherché mais on n’a pas trouvé…

AA : En fait, il y avait l’expression « méchant loup » qui était cachée dans tous les livres.

BB & SG : D’accoooord, OK ! Nous, on a cherché, mais on n’a pas trouvé. On a trouvé beaucoup de points communs sur la forme, mais sur le fond là…

AA : C’est marrant parce qu’on pensait que les gens allaient trouver tout de suite. Mais en fait non… Comme la collection s’appelle « Bad Wolf » => Méchant loup (rires).

SG : Du coup, ça va continuer quand même sur cette idée ?

AA : Non. Je pense que dans le prochain roman, il n’y aura pas de jeu. Mais j’aimerais bien qu’on en remette un. Là, j’avoue qu’on n’a pas encore trouvé quoi. Parce que là on était très contents et très fiers de celui-là, donc il faudrait un jeu différent, qui ne soit pas le même genre de jeu littéraire.

BB : Nous, on cherchait des jeux littéraires, des litotes, des machins.

AA : Oui, mais il ne faut pas que ça soit quelque chose de trop contraignant pour les auteurs. Il faut que ce soit quelque chose avec lequel les lecteurs aient envie de jouer en fait.

BB : Et du coup, pour revenir sur l’Alchimiste au beurre, c’est une suite ou c’est juste le même univers, les mêmes personnages ?

AA : Oui et non. Là, ça va se passer à Thalass, dans la république de Thalass. Je peux vous faire le pitch d’ailleurs. La présidente a un grave problème : le pays est très très lourdement endetté. Et cette année-là, elle refuse de payer les intérêts parce que les intérêts sont devenus tellement importants que ça ruine le pays. Elle prend donc la décision de ne pas payer les intérêts. Sauf que les créanciers sont des ogres. Et les ogres arrivent. Et les ogres vont se rembourser sur le pays. Et comme ce sont des ogres, évidemment, ils vont vouloir se rembourser en vies humaines. Et ça va poser la question du prix de la vie humaine. Le personnage principal sera une jeune cuisinière qui veut s’inscrire à l’université de magie et qui s’est retrouvée dans une science interdite, l’alchimie, un peu par accident. Elle a un lien assez fort avec l’alchimie. Et c’est elle qui, on va dire, va porter la révolte du peuple. Voilà. C’est une histoire de dette, du prix de la vie humaine et de révolution.

BB : OK. Donc c’est le même univers mais c’est une histoire différente.

AA : Alors, je pense qu’on entrapercevra Ténia Harsnik, mais vraiment de très loin, on verra peut-être Sinus Maverick. Je ne suis pas encore sûre à 100 %.

BB : Vous avez commencé à écrire ce roman ou c’est encore au stade de plan ?

AA : Oui, mais je me suis arrêtée pour écrire Magic Charly. Pour l’instant, j’ai les deux premiers chapitres. Et le plan. Moi, je fais des plans très détaillés et très fluctuants, c’est-à-dire qu’à un moment donné, si j’ai une bonne idée, je mets tout le plan à la poubelle et je recommence.

BB : Et il y a d’autres livres prévus chez Bad Wolf ?

AA : Il y a Grish-Mère, d’Isabelle Bauthian, qui est plus ou moins la suite d’Anasterry, même si ce n’est pas avec les mêmes personnages. On retrouve Thélban mais on ne retrouve pas Renaldo. C’est encore un « one-shot » qui peut se lire à part. J’ai commencé à le lire ; Isabelle m’a envoyé les premiers chapitres. J’ai trouvé ça Super Bien ! Encore mieux qu’Anasterry ! Pour moi Anasterry, c’est un roman… Alors faut pas se tromper sur ce qu’on lit. C’est-à-dire que c’est un roman qui parle d’intelligence et de l’intelligence. C’est ça qu’il faut bien comprendre. Parce que ça se vend comme de la dark fantasy, mais ce n’est pas juste de la dark fantasy. Il y a vraiment la dimension intellectuelle qui est super importante et qui est d’ailleurs une thématique ultra récurrente chez Isabelle. Et sinon, il y a Entre trolls et ogres de Marie-Catherine Daniel qui va sortir, et qui est pour moi un chef d’œuvre absolu ! La grande question d’Entre trolls et ogres, qui est à la fois de la fantasy et de la SF post-apo, c’est : qu’est-ce qui définit l’humanité ?

SG : Vaste sujet !

AA : Et elle le traite magnifiquement ! Il y aura aussi la suite de Sorcières associées, qui n’a pas encore de titre, mais il va en trouver un (rires). Et euhhhh j’en oublie un, je suis sûre… (pensive) Elisabeth Ebory nous fait aussi la suite de La fée, la pie et le printemps. Mais qui n’est pas vraiment la suite, une fois encore. En fait, chez Bad Wolf, on ne fait pas vraiment des romans à suite, on essaie de faire des « one-shots » mais qui peuvent être dans le même univers et qui peuvent être avec les mêmes personnages.

BB : Il y a plein de projets alors ! Est-ce que vous êtes basée à Paris ?

AA : Non non, moi je suis à Aix-en-Provence. Et Jérôme, enfin ActuSF, est basé à Chambéry. Mais on travaille beaucoup par le net. Nos auteurs sont des quatre coins de la France.

SG : Une dernière question : est-ce que vous auriez des conseils à donner aux jeunes auteurs qui voudraient se lancer ? Ce qui vous, par rapport à votre expérience peut-être, vous a guidée ?

AA : Oui, il y a toujours des conseils à donner. Alors, ça dépend. Sur les tout jeunes auteurs, je ne sais pas. Sur les débutants absolus, il y a tellement de choses à faire. Je leur conseille de lire ActuaLitté. De se mettre sous perfusion sur ce site, parce que pour moi, devenir pro, c’est ça, c’est arriver à comprendre comment fonctionne le milieu. Et en arrivant à comprendre comment fonctionne le milieu, on comprend mieux où on met les pieds, on structure mieux ses romans. Pour le reste, c’est de bosser. Je vois trop d’auteurs, surtout parmi les amateurs, qui se contentent un petit peu trop de leur premier jet, même si c’est un premier jet relativement abouti. Je trouve que leurs bouquins ne sont pas assez bossés. Pour moi, avoir une thématique, ça ne suffit pas. Il faut partir avec une idée maîtresse. « Texte », ça veut dire « tissage » en grec. Et pour moi, un livre, c’est une tapisserie, c’est-à-dire qu’il faut quand même un motif central important, mais c’est insuffisant. J’aime les livres très riches, très épais, très intelligents, très bossés. Et du coup, il va falloir bosser le motif central évidemment. Mais la tapisserie aura plus de valeur si vous faites beaucoup de sous-motifs. Ces sous-motifs ne doivent pas gangrener le motif central, mais enrichir la tapisserie d’une manière générale, et faire qu’on va avoir envie de la regarder pendant des heures, non pas juste l’effleurer du regard. Il faut une idée maîtresse, mais il faut aussi des idées sous-jacentes qui viennent s’entortiller autour de l’idée maîtresse. C’est vraiment un tissage autour d’une corde centrale. Et je trouve que ça, c’est quelque chose qu’on ne dit pas assez et que les gens ne bossent pas assez. En fait, les gens recherchent trop une histoire. Et une histoire, c’est bien, mais ça doit défendre une idée. Et même plusieurs. Après, je n’ai rien contre les bouquins légers. Moi-même j’en ai écrit pas mal dans mon jeune temps. Et il en faut de toutes façons, car ça correspond bien à un jeune public. Mais je trouve que plus on s’enrichit, plus on en rajoute et mieux c’est.

BB : Comme ça, on peut voir plusieurs lectures.

AA : Disons que, voilà, par rapport à ce que je recherche en lecture aujourd’hui, c’est mon conseil. Par rapport à d’autres types de lectures, il y aurait probablement d’autres conseils à donner. Voilà…

BB & SG : Eh bien merci beaucoup !

AA : Merci à vous !

 

Encore un grand grand merci à Audrey pour le temps qu’elle nous a consacrés !

 

dedicace_katharz

 

Article co-rédigé avec notre Otter Power Master BennyB 😉

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SquirrelGirl

Une redoutable chocolatovore et amatrice de bière dans un corps d'écureuil, qui dévore tous types de livres à ses heures perdues.

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